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S4 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2

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S4 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2
S4 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2

 

Solution n° 2 : Le chauffage à eau basse température (suite)

 

Cas 2 : Les chaudières basse température ou à condensation

 

Les chaudières basse température fonctionnent à des températures plus basses que des chaudières traditionnelles et réalisent, de ce fait, des économies de consommation de l’ordre de 12 à 15?%. Elles sont bien adaptées aux systèmes de chauffage basse température, comme les planchers chauffants, par exemple. Leur rendement avoisine les 90 %. Elles ont la particularité de tirer profit de la chaleur latente de la vapeur d’eau contenue dans les fumées. En condensant cette vapeur d’eau, les chaudières récupèrent de l’énergie, d’où une économie de combustible et donc une diminution des émissions de CO2. Elles améliorent de 15 à 20 % lesconso5.jpg performances de chaudières modernes standard. Leur rendement, supérieur à 100 % car les apports de chaleur latente de liquéfaction viennent augmenter l’énergie restituée par la chaudière, peut atteindre 109 % sur PCI. Cette technologie est bien adaptée à l’énergie gaz (condensats peu acides) mais impose des précautions avec le fioul pour limiter la production d’acide sulfurique.

 

À noter?: un certain nombre d’aides financières (TVA à taux réduit, crédit d’impôt…).

 

AVANTAGES : ces chaudières sont moins polluantes en limitant les émissions de CO2.

 

INCONVENIENTS : leur coût à l’investissement est ­nettement supérieur à une solution classique.

 

Cas 3 : Le chauffage solaire avec appoint intégré ou séparé

 

Utiliser le rayonnement solaire pour produire à la fois l’eau chaude sanitaire et le chauffage, tel est le principe du système solaire combiné. Une solution idéale?!

 

conso6.jpgL’objectif est de stocker l’apport de chaleur solaire pendant 1 à 3 jours pour la restituer au bon moment. Pour assurer ce stockage, différents systèmes existent. Le plus utilisé est le Plancher solaire direct (PSD). Son principe : le fluide réchauffé dans les capteurs solaires circule directement (sans passer dans un ballon ou un échangeur) dans un plancher chauffant épais. La dalle de béton armé stocke la chaleur, et son inertie permet de la restituer de façon différée. Dans le reste de l’Europe, on ajoute un ballon de stockage de 800 à 1?000 litres (système à hydro-accumulation). Précisons que ce système est obligatoire si, à défaut de plancher chauffant épais, on se trouve en présence de radiateurs.

 

♦ Côté dimensionnement, la surface conseillée est de 1 m² de capteurs plans (ou 0,7 m² de panneaux sous vide) pour 10 m² de surface habitable chauffée. Cela permet de couvrir 25 à 60 % des besoins annuels en énergie (chauffage + ECS), en tenant compte du niveau d’isolation de la maison et sa région.

 

♦ Enfin, l’angle d’inclinaison des capteurs doit se situer entre 40° et 75°, pour des capteurs plans et entre 25° et 90° pour les panneaux sous vide, l’orientation idéale étant au sud + ou – 30°.

 

 

AVANTAGES : ce système limite les dépenses d’énergies complémentaires (gaz, fioul, électricité).

 

INCONVENIENTS : temps long de restitution de la chaleur, dû à l’inertie du plancher chauffant en béton.

 

 

Sommaire RT 2005

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