Solution n° 3 : Le chauffage à eau classique
• DANS QUEL CAS OU QUEL TYPE DE BÂTI ?
Véritable star du chauffage dans l’habitat existant ancien, le chauffage central par boucle d’eau chaude n’a plus à faire ses preuves. On en installe toujours aujourd’hui dans le logement individuel ou collectif, mais aussi dans bon nombre de lieux de vie, comme les maisons de retraite, foyers, locaux scolaires…
• LES PERFORMANCES EXIGEES PAR LA RT EXISTANT ?
Les chaudières à combustible liquide ou gazeux, installées ou remplacées, de plus de 20 kW, doivent obligatoirement être accompagnées de la mise en place d’un système de régulation programmable du chauffage, sauf si l’installation existante en est déjà munie. Les pompes de chauffage intégrées ou non aux chaudières doivent être munies d’un système permettant leur arrêt.
• LES PERFORMANCES TECHNIQUES (OU AUTRES) DE LA TECHNIQUES ?
Une bonne installation de chauffage central est optimisée à condition que chacun de ses composants soient correctement dimensionnés. Le générateur de chaleur (la chaudière), le réseau de distribution (les tuyauteries), les émetteurs de chaleur à eau chaude (les radiateurs) et le système de régulation et de gestion du chauffage, sont aussi déterminants les uns comme les autres pour un confort optimal du client final.
• LES LIMITES ET LES FREINS ?
Compte tenu de la hausse des prix des énergies fossiles (gaz et fioul domestique), le coût de fonctionnement d’un système de chauffage central traditionnel est de plus en plus élevé. En revanche, le confort dû à la chaleur douce diffusée est apprécié par les utilisateurs.
Cas 1 : Les inserts et poêles bois
I l s’est vendu, en 2007 en France, près de 240 000 foyers inserts, soit une légère baisse par rapport à 2006, et 180?000 poêles à bois, là un marché en très nette progression.
Ces systèmes de chauffage bénéficient d’un crédit d’impôt (50 %) sous réserve que les matériels installés affichent un rendement minimum de 70 % et un taux de rejet de CO2 inférieur à 0,3 %. Ces valeurs sont aujourd’hui dépassées par les produits de dernière génération. Ainsi, un poêle bois ou un insert atteint aujourd’hui un rendement de 82?%, avec un taux de rejet de 0,1?% de CO2.
♦ La double combustion est le principe de fonctionnement de ces produits. Une combustion primaire réalisée par l’air qui arrive sous la grille, et une arrivée d’air secondaire qui balaie la vitre, assure un auto-nettoyage de celle-ci, et participe à la post (ou double) combustion. Tendance actuelle : des produits à triple combustion, avec une arrivée d’air tertiaire évitant les rejets solides (particules fines), afin d’obtenir un bon résultat au niveau du rejet de ces poussières
♦ Les inserts ont une double enveloppe, c’est-à-dire que l’on fait passer de l’air à travers un pulseur situé sous l’appareil, pour distribuer l’air réchauffé directement dans la pièce. Sur d’autres modèles, on a également, dans la partie supérieure de cette double enveloppe, deux ou quatre bouches sur lesquelles, on peut raccorder un réseau de gaines pour alimenter des pièces annexes. Ce même insert, avec un dessus plat, peut être intégré dans une cheminée existante. Dans le cas de la construction d’une cheminée neuve, il est possible d’y intégrer un foyer, avec un important avaloir à l’intérieur qui augmente la surface de chauffe. Dans ce cas, on peut positionner un extracteur dans les combles, dont le débit disponible plus important (300 à 500 m3/h), autorise un réseau de soufflage (jusqu’à 10 mètres par exemple). Cette redistribution de chaleur permet d’atténuer l’inconvénient d’un tel système, qui est un chauffage ponctuel. Autre solution : installer l’appareil en position centrale du volume à chauffer, si cela est possible…
AVANTAGES : faible coût de la matière énergétique?; crédit d’impôt incitatif.
INCONVENIENTS : approvisionnement en bois bénéficiant d’une durée de séchage de 12 à 18 mois, ceci pour garantir le pouvoir calorifique, et éviter le bistrage du conduit de fumées.