Aller au contenu principal
Solutions

Terrasse bois pour tous terrains (page 2)

6 min de lecture
Partager :
Terrasse bois pour tous terrains (page 2)
Terrasse bois pour tous terrains (page 2)


Solution n° 1 : Terrasse sur dalle bétonnée

 

 

 

Une surface recouverte de béton, d’enrobé ou même de carrelage, offre un excellent support, particulièrement stable, pour permettre la mise en œuvre d’un platelage en bois.
Compte tenu de la hauteur moyenne d’un seuil, l’ensemble du complexe lambourdes/lames ne doit, en général, pas dépasser quelques centimè­tres.

 

Selon l’épaisseur des lattes et des lambourdes utilisées, il est possible d’obtenir une épaisseur minimale d’environ 7 cm. Les lambourdes en bois sont isolées du sol soit par des cales plastiques auto-drainantes soit par des plots en PVC réglables si le support existant ne présente pas une pente régulière qui doit être de 1 %.

 

Lorsque les lambourdes sont positionnées dans le sens de la pente de la surface de la dalle (plus favorable pour l’écoulement des eaux de pluie), le calage sera d’une hauteur de 10 mm minimum et, avec les lambourdes posées perpendiculairement à la pente du dallage, de 20 mm minimum.

 

Pour isoler les lambourdes de la sous-face des lames du platelage (point où l’humidité est la plus importante voire constante) il est recommandé d’interposer entre les deux une bande bitumineuse clouée sur la face supérieure des lambourdes. Les lames sont ensuite fixées sur les lambourdes. Tous les bois utilisés doivent répondre aux exigences de durabilité correspondant à la classe d’emploi 4.

 

Intérêts :

solution idéale pour réhabiliter une ancienne terrasse abîmée ou vétuste.

Limites :

la faible hauteur d’un seuil entraîne des contraintes en termes d’épaisseur du complexe bois. 

 

Solution n° 2 : Terrasse sur sol stable

Cette configuration impose des travaux préparatoires au niveau du sol existant afin que l’eau de pluie puisse s’écouler convenablement. La couche meuble du sol doit être décapée (en constituant une forme de pente de 2 à 5%) pour disposer d’une hauteur d’environ 20 cm entre le niveau du terrain et celui de la future terrasse.

 

Il est important de vérifier que l’eau de pluie s’évacue correctement. À défaut, il faut alors mettre en place un lit drainant avec une couche de sable ou de gravillons…  La pose d’un géotextile perméable à l’eau est également indispensable pour éviter la repousse des mauvaises herbes.

 

Même si le poids propre de l’ensemble structure/platelage dépasse rarement les 30kg/m2, les lambourdes doivent reposer sur des plots PVC (de préférence réglables) pour éviter les tassements différentiels de la terrasse avec un espacement calculé pour permettre une bonne répartition des charges (poids propre + charges d’exploitation de 150 kg/m2) sans risque que les plots ne s’enfoncent dans le sol.

 

Les lambourdes et les lames du platelage (classe d’emploi 4) sont ensuite positionnées puis assemblées en intercalant un feutre bitumineux. Pour stabiliser la structure, la terrasse est ceinturée par une lambourde périphérique fixée aux autres lambourdes par des vis bichromatées ou par des équerres.

 

À noter que cette mise en œuvre convient également à la réalisation d’un platelage sur un toit-terrasse avec étanchéité : dans ce cas-là, aucun travaux préalable au niveau du sol ni aucun géotextile n’est, bien entendu, requis. Par con­tre, il est indispensable d’utiliser des plots en PVC et non des cales dures pour éviter tout risque de poinçonnement de l’étanchéité.

 

Intérêts :

ne nécessite aucun engin de chantier imposant, ni tranchée, ni fondation.

Limites :

les travaux préalables au niveau du sol sont importants.

 

Solution n° 3 : Terrasse sur sol instable

Ce cas de figure nécessite avant tout des fondations stables, imposant parfois de réaliser des fouilles jusqu’à des profondeurs suffisantes pour trouver le bon sol.

 

La structure, autoportante, va prendre appui sur quelques plots coulés en béton et dimensionnés pour reprendre le poids propre de la structure. Les poutres porteuses qui vont supporter les solives (fixées par sabot métallique) sont isolées des fondations par des ancres en acier galvanisé réglables.

 

Un feutre bitumineux est mis en place sur la face haute des lambourdes, le platelage est ensuite fixé. La liaison terrasse/mur de façade se fait par l’intermédiaire d’une muralière qui va permettre l’articulation entre les deux ouvrages : elle est scellée dans le mur par goujon, par tire-fond (mur en béton, pierre, brique creuse), par scellement chimique (mur en parpaing ou brique pleine) ou encore par l’intermédiaire de supports métalliques.

 

Les solives sont fixées sur cette muralière par des vis bichromatées. En présence de terre sous la terrasse, il est préférable de mettre un géotextile pour éviter la repousse de la végétation. 

 

Intérêts :

le faible poids de la charpente facilite la mise en œuvre.

Limites :

il est indispensable de réaliser des plots de fondations en béton. 

 

 

Source : batirama.com / Virginie Bourguet

Partager :

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera publie apres moderation.

Articles similaires