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Mise en oeuvre

COUVERTURE CHAUME : UN TOIT 100 % TRADITIONNEL

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COUVERTURE CHAUME : UN TOIT 100 % TRADITIONNEL
COUVERTURE CHAUME : UN TOIT 100 % TRADITIONNEL


Jonc et seigle ne sont plus d’usage pour couvrir les chaumières. Seul le roseau est encore utilisé, pour réaliser des toitures dont la durée de vie est d’au moins 30 ans et peut aller jusqu’à 50 ans. La couche de chaume mise en place est épaisse de 40 cm. Une épaisseur garantie dans la charte qualité des 13 artisans de Brière, et qui donne cet aspect arrondi, typique des chaumières briéronnes. Ailleurs, le roseau se pose en 27 – 30 cm (aspect en “galette”). La roselière de Brière, seconde de France, ne permet de produire que 15 000 bottes par an, contre 1 à 2 millions en Camargue, où la récolte est mécanisée. Le roseau se tasse les 2 premières années puis se délite peu à peu, réduisant l’épaisseur d’environ 1 cm par an.

 

Une visite annuelle après 20 ans


Aucune intervention n’est nécessaire durant les 15 à 18 premières années. Après 20 ans, une visite annuelle est conseillée, à la fin du printemps. Oiseaux, insectes, petits mammifères et mousse détériorent superficiellement le chaume, qu’il faut gratter, traiter anti-mousse et dont il faut reboucher les trous. « L’entretien occupe un quart de mon activité » précise Thierry Renard, artisan chaumier depuis 8 ans. Ce dernier enregistre des commandes jusqu’en 2009. « Au-delà de 200 m2 de toiture, mieux vaut se regrouper entre artisans, car le chantier dure trop longtemps. Nous travaillons en toute saison, à la condition qu’il ne pleuve pas. La concentration est permanente car, tous les brins doivent être positionnés correctement, sous peine d’une infiltration d’eau. De plus, le chaumier se déplace sur un rebord de 3 cm seulement, et ce à une dizaine de m de hauteur ! ».

 

Source: batirama.com / Emmanuelle jeanson

 

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