
2 et 3 La découverture du côté exposé au vent prend une matinée. En 2 à 3 jours à 2 personnes, le roseau usagé est évacué (il est brûlé si la quantité est faible, ou mis en déchetterie comme déchet vert s’il ne contient pas trop de fil de ferAprès contrôle de la charpente et changement des liteaux abîmés, un traitement fongicide est appliqué (à pratiquer tous les 10 ans sur les bois de sapin ou chêne).

4 De l’échafaudage, des échelles sont posées sur le toit, puis les « chevalets », pièces de bois dont les crochets métalliques se plantent dans le roseau.

5 Les bottes, envoyées du bas, sont rattrapées au vol et mises en place sous une barre en acier galvanisé de 8 cm de diamètre, et de 2,5 à 3 m de long.

6 Coincé entre le liteau et la barre, le chaume est mis en pression à l’aide d’une crémaillère

7 Les liens de la botte sont coupés et ces derniers peignés au couteau ou au manche de tenaille, afin d’ôter le « failli » (déchets inférieurs à 60 cm de long).

8 Le chaumier l’étale entre 2 liteaux (25 à 33 cm selon les cas).
Chaque botte est retenue par 4 barres mais une seule la maintient en pression.
9 Un fil de fer, passé à l’aide de 2 « aiguilles » (une mâle et une femelle) vient enserrer le liteau, le chaume et la barre.Il est tiré fortement, à raison d’un « point » tous les 20 cm pour les couches de milieu.Le serrage est réalisé avec une palette munie de 2 crochets, coincée sous le bras puis poussée fortement sur la barre au niveau du fil de fer.Un lieur, sorte de vrille, sert à resserrer le fil, ce qui a pour effet d’enfoncer la barre dans le roseau.

10 La couche est retapée à la palette, qui accroche le roseau et place chaque brin en quinconce par rapport aux autres.La bande horizontale terminée (environ 100 bottes), il faut vérifier sa planéité, vue du sol, avant de commencer la suivante.
11 Au niveau des rives, des lucarnes et du faîtage, les intervalles entre les points au fil de fer sont de plus en plus courts, à l’approche du bord : tous les 15 cm sur l’avant-avant-dernière, 10 cm sur l’avant dernière et tous les 5 cm pour la dernière couche. Le retapage permet de donner la forme souhaitée, en travaillant les volumes

12 Le débord atteignant 50 cm de chaque côté du toit, le faîtage est large d’environ 1 m. La taille des roseaux l’arrondit en dôme. La finition, ici : de l’argile, du sable (20 %), du foin, de la terre végétale (50 %) et de la bouse de vache sont mélangés à de l’eau pour former une bouillie étalée à la main.

13 Outils (de gauche à droite) : aiguilles, palette, chevalet, lieur et crémaillère.Après réalisation du faîtage, le tout est retapé à la palette et à la main, du bas vers le haut, afin d’effacer les marques laissées par l’échafaudage.