Solution n° 1 : Une salle de bains accessible

Les salles d’eau des logements construits depuis 2010 doivent pouvoir être rendus accessibles ultérieurement sans intervention sur le gros œuvre.
Dans les logements dont la construction a fait l’objet d’une demande de permis de construire déposée depuis le 1er janvier 2010, au moins une salle d’eau doit être conçue et équipée de manière à permettre, par des aménagements simples, l’installation ultérieure d’une douche accessible à des personnes handicapées.
- Lorsque la douche n’est pas installée dès l’origine, son aménagement ultérieur doit être possible sans intervention sur le gros-œuvre. Quand il existe plusieurs salles d’eau, celle équipée doit être située au niveau accessible. L’installation ultérieure d’une douche accessible doit aussi garantir l’étanchéité.
- Les salles d’eau comprennent obligatoirement une aire de demi-tour de 150 cm, hors débattement de la porte et des éléments fixes tels que baignoires, douches, lavabos… Chaque équipement doit correspondre à un espace d’usage de 130 x 80 cm.
- Tous les équipements (robinetterie, patères, dispositif de fermeture de portes…) doivent être accessibles en position assise. Au niveau d’une douche à l’italienne, le ressaut autorisé étant de 2 cm au maximum, un siphon de sol (ou receveur extra-plat) doit être prévu. Le support présente une pente minimale de 1 % autour du siphon afin de permettre l’écoulement de l’eau.
Dans le cas de planchers intermédiaires, la présence d’eau au sol nécessite la mise en œuvre d’une étanchéité afin de protéger des pénétrations d’eau. Du fait de la présence plus ou moins importante d’eau au sol, des dispositions doivent être prises quant au choix des revêtements et notamment de leurs caractéristiques de glissance.
Solution n° 2 : Une cuisine à portée de mains

Comme pour les salles de bains, les cuisines doivent pouvoir être aménagées a posteriori avec simplicité. Et pensées pour tous les handicaps.
Les cuisines doivent être conçues afin de permettre la circulation d’un fauteuil roulant. Ainsi un espace de giration de 150 cm au minimum est prévu entre les équipements et les appareils ménagers, hors débattement des portes.
Un espace d’usage de 130 x 80 cm au moins est aussi prévu. Pour les personnes en fauteuil roulant, et afin de minimiser les déplacements, la cuisine doit être organisée par zone, et le dessous des plans de travail libéré pour permettre le passage du fauteuil : hauteur d’implantation à 80 cm et hauteur dégagée 70 cm.
Afin d’optimiser cet espace, l’évier doit être peu profond, et la tuyauterie flexible. L’électroménager se positionne en hauteur. Et les meubles hauts deviennent escamotables grâce à des motorisations, comme le plan de travail qui devient réglable pour que tous les occupants du logement puissent l’utiliser.
CQFD : les commandes doivent être accessibles, et les meubles de rangement à tiroirs ou à portes coulissantes privilégiés à ceux équipés de portes battantes. En outre, les poignées de fenêtres de préférence coulissantes et souvent peu accessibles dans une cuisine sont à une hauteur comprise entre 90 et 130 cm au maximum.
Elles sont préhensibles et faciles à manipuler. Pour les personnes à déficience mentale, la cuisson au gaz est à éviter. Les plaques à induction ou four à porte froide à préférer pour les personnes à déficience visuelle.