Solution 2 : Le décapage des peintures

Une étude confiée au CEBTP par la FFB permet de mieux choisir une solution, en comparant différentes méthodes: décapage chimique, décapage mécanique (cryogénie, médias végétaux, éponges polyuréthanes abrasives, carbonate de calcium) et décapage laser.
Il s’avère que les techniques les plus écologiques sont le laser et la cryogénie, qui ne rejettent aucun média, ni produit chimique. Pour les revêtements organiques appliqués sur support béton et maçonnerie, le procédé chimique testé demeure le plus efficace du point de vue du rendement et du prix de revient.
Sur supports métalliques, la cryogénie et la projection d’abrasifs biodégradables permettent d’obtenir un support parfaitement sain après décapage de la peinture, tout en conservant les traitements de surface. De leur côté, le laser et le carbonate de calcium présentent un prix élevé et un rendement assez faible.
Quant au laser, c’est, de toutes les techniques, la moins polluante. Et son prix commence à baisser. Ces différents procédés issus de l’industrie devraient donc remplacer à terme la majorité des techniques actuelles, moins respectueuses de l’environnement, sous réserve d’améliorations en matière d’utilisation et de coût.
Remarque :
parmi les procédés de projection d’abrasifs biodégradables, l’aérogommage est un traitement de surface qui consiste à projeter un abrasif naturel à basse pression pour décaper une surface. Quand on ajoute de l’eau au mélange d’abrasif et d’air, on obtient une technique d’hydrogommage. Celle-ci s’avère mieux adaptée que le sablage aux travaux de précision et à l’emploi dans des endroits difficilement accessibles.
Grâce à l’emploi de basse pression et à un large choix d’abrasifs, elle est efficace sur tout support.
Autres avantages : le support apparaît comme neuf, avec moins de poussières et une très bonne rapidité d’exécution, sans nécessité de refaire les joints.