Conséquence directe de l’évolution réglementaire, il faut rappeler que seules sont admises, en travaux de finition des murs et plafonds, les peintures en phase aqueuse. Les peintures en phase solvant, qui n’ont pas disparu pour autant, sont autorisées pour la mise en couleur et/ou la protection des menuiseries intérieures ou extérieures.
Avec les années, les professionnels, d’abord méfiants sur la qualité et l’efficacité de ces peintures en phase aqueuse, ont donc dû changer leurs habitudes de travail. C’est désormais chose faite, d’autant que ces peintures en phase aqueuse sont aujourd’hui d’une qualité similaire aux anciennes peintures solvantées.
Il est même possible d’obtenir une laque en phase aqueuse avec le même fini, le même tendu, la même brillance et résistance…
Les nouvelles formulations des peintures en phase aqueuse apportent une réponse à la fois technique et esthétique aux problématiques des professionnels : elles conjuguent pouvoir garnissant et opacifiant avec confort d’application, offrent une palette de teinte particulièrement riche ou des blancs lumineux à la brillance élevée, jouent sur des finitions à l’aspect ultra-mat, velouté, poudré…
Tout ça avec, en plus, de faibles émissions de COV dans l’air intérieur !
AVIS D’EXPERT
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Roland Perriot, Directeur Keim France |
La régularité du support : gage d’un rendu de qualité
« En neuf comme en rénovation, la régularité du support et le soin apporté à la préparation des fonds garantissent un rendu de qualité en jouant sur l’aspect final du revêtement, sur sa planéité et sur l’adhérence entre la couche de finition et la surface à peindre.
A noter que les finitions mates, très en vogue actuellement, permettent de camoufler plus facilement les petites imperfections du support. Concernant les peintures minérales, très perméables à la vapeur d’eau, sans résines synthétiques et avec un pH élevé, elles ont pour avantage de laisser respirer librement le support, de contribuer naturellement à la qualité de l’air intérieur, d’être antiallergiques et résistantes au développement de moisissures et champignons.
Des arguments “santé” qui séduisent de plus en plus les clients. A contrario, leur microporosité les rend particulièrement sensibles aux différences d’absorption des fonds. En termes d’application, leur temps de séchage très court, de 1 à 3 heures, permet de poser deux couches dans une seule journée et, en l’absence d’odeur et d’émission de COV, de réintégrer les locaux généralement, dans les 2 heures suivant l’application.
Comme pour une peinture organique en phase aqueuse, elles peuvent également présenter un effet photocatalytique complémentaire : un catalyseur (du dioxyde de titane) entraine, sous l’action de la lumière, la décomposition et la dégradation des molécules responsables de la pollution de l’air intérieur et des mauvaises odeurs. »
