Solution 1 : Pose collée d’un revêtement carrelage sur un carrelage

L’étude préalable du support carrelé et sa préparation sont deux étapes essentielles qui ne doivent pas être négligées. Le choix d’un mortier colle adapté permet d’éviter les risques de fissuration et/ou retrait.
Le carrelage est un matériau qui nécessite une étude préalable du support existant. Visuellement, repérer les éventuelles parties réparées, affaissements ou cisaillements, fissures, carreaux cassés ou enfoncés…
Le test sonore par sondage à la règle métallique permet de déterminer si des carreaux sont soufflés. Dans ce cas, ils doivent être comptabilisés avec les défauts repérées lors de l’examen visuel. Si la surface avec défauts représente plus de 10% de la surface totale, il faut déposer la totalité de la surface carrelée.
Dans le cas contraire, ne déposer que les carreaux qui présentent des défauts et les reboucher. Si le carrelage à recouvrir présente un défaut de planéité supérieur à 5 mm sous la règle des 2 mètres, un ragréage doit être mis en œuvre.
Dans le cas d’un support sain et plan, les carreaux non emaillés et non polis doivent être lavés avec une lessive sodée et rincés à l’eau. Une fois le support bien sec, la pose collée du nouveau carrelage peut se faire sans application préalable d’un primaire selon le CPT 3529 Sol P3 rénovation.
Toutefois, nombreux sont les professionnels qui appliquent systématiquement un primaire. Noter que le sol existant peut également être grenaillé puis balayé. La mise en œuvre se fait ensuite par simple ou double encollage en fonction du format des carreaux et du mortier colle selon les préconisations du CPT.
Les dernières générations de mortier colle améliorés déformables permettent le simple encollage même pour les formats jusqu’à 3.600cm2 et limitent les risques de retrait et de fissurations. Il est également possible d’utiliser une natte de désolidarisation pour prévenir les risques de fissuration et de décollement.