Le DTU a été crée à la suite de l’effondrement d’un mur en béton sur un chantier à Neuilly-sur-Seine en 1958 et ayant provoqué « mort d’hommes ». A cette époque, les référentiels techniques étaient nombreux, et présentaient des divergences et parfois des contradictions, d’où l’idée d’établir des documents uniques, que l’on a appelé des Documents Techniques Unifiés. L’actuel DTU maçonnerie est donc né dans ce contexte et fut associé avec le béton armé et la plâtrerie. En effet, la version de 1961 s’intitulait « Cahier des charges applicable aux travaux de maçonnerie, béton armé et plâtrerie ».
Un texte obsolète
Depuis, le béton est régi par le DTU 21, le plâtre par la série des DTU 25 et enfin les travaux de maçonnerie par le DTU 20.1. Or, la dernière révision lourde de ce texte date de 1985, donc de 22 ans. Depuis, de nouvelles règlementations s’imposent, certaines émanant de l’Europe, d’autres de France… Le DTU maçonnerie devenait progressivement obsolète (comme d’ailleurs la plupart des autres DTU), c’est pour cette raison qu’il fut décidé dans le cadre du Plan Europe de les réviser.
Normes européennes et règlementation thermique…
En effet, les référentiels de conception et les normes d’exécution ou produits étaient français, demain la plupart seront européens. Le choix ne nous est pas permis et réussir le passage au marché unique dans le bâtiment, représentant 490 millions d’habitants sur lequel circuleront les produits et les services, est une obligation !

Par ailleurs, la Réglementation Thermique 2000, révisable tous les cinq ans, conduit les fabricants à proposer de nouveaux produits ou de nouvelles techniques plus performants en termes de déperdition thermique. L’Europe et la règlementation thermique ont donc accéléré la révision du DTU maçonnerie. Compte tenu des révisions, le DTU sera plus exigeant et peut être plus élitiste, mais sera destiné à des ouvrages de maçonnerie répondant à des nouvelles exigences…
Source: batirama.com / Hubert KŒNIG