Principales étapes dans la réalisation d’un enduit sur terre crue
Les règles professionnelles, telles qu’elles sont publiées à l’heure actuelle, établissent et décrivent les pratiques usuelles de mise en œuvre d’enduits intérieurs comme extérieurs sur des murs en terre crue de plus de dix ans d’existence. Y sont abordées notamment la préparation du support et la mise en œuvre elle-même.
- Etudes préalables
Avant la réalisation de tout enduit sur support en terre crue, il est indispensable que l’entrepreneur visite préalablement le chantier afin de bien comprendre :
- le contexte environnemental : orientations et expositions des façades face aux intempéries, marques d’érosion, fissures, présence proche de réserve d’eau (mare, eau souterraine, etc.), etc. ;
- le contexte technique : ouvrages déjà présents sur le chantier (trottoirs, drains, etc.), repérage des éventuels travaux antérieurs susceptibles de créer des désordres de structure, usage futur du mur, etc.,
dans lesquels sont situées les murs ou cloisons à enduire et ainsi faire les bonnes préconisations dans son devis.
- Conditions climatiques
Pour la pérennité de l’enduit, sa mise en œuvre doit être réalisée entre 5 et 30°C, s’il contient de la chaux et au-dessus de 0°C, s’il contient de la terre. Pour la même raison, les travaux seront évités en période de vent surtout s’il fait chaud et sec. L’ensemble de ces préconisations est valable autant pour les enduits extérieurs qu’intérieurs si ces derniers sont soumis à ces mêmes facteurs (exemple d’un bâtiment non chauffé l’hiver).
- Préparation du support
Avant la mise en œuvre de l’enduit, le support en terre crue doit être stable, non pulvérulent, propre et résistant à la frappe. Il doit également être exempt de problèmes liés à l’humidité. Une manière de s’assurer de ces divers points est de purger le support de tout ce qui n’est pas stable. Un renformis sera ensuite prévu afin d’aplanir le mur avant application de l’enduit final.
En tout état de cause, de manière à notamment éviter l’éclatement ultérieur de l’enduit, des essais seront effectués pour apprécier l’adhérence de l’enduit sur le support (qu’il s’agisse du support en terre crue, des bois des colombages, etc.).
- Elaboration du mortier d’enduit
Dans le cas où les matériaux du support et les constituants du mortier ne sont pas parfaitement connus de l’enduiseur, il est obligatoire de réaliser des essais des tensions de retrait au séchage et des essais de résistance au cisaillement de l’enduit, essais et réalisation des échantillons précisément expliqués dans les règles professionnelles.
Selon les besoins, le mortier peut comporter du sable, de la terre, de la chaux hydraulique naturelle ou aérienne, de l’eau, éventuellement complétés de granulats autres que le sable, de fibres végétales ou animales, de ciment prompt ou artificiels (dans une certaine limite) et autres adjuvants liquides ou en poudre.
- Mise en œuvre de l’enduit
Deux mises en œuvre sont possibles sur les façades exposées aux intempéries :
- gobetis, corps d’enduit et finition au mortier de chaux/sable ;
- gobetis et corps d’enduit à la terre crue ou stabilisé puis finition au mortier de chaux/sable ou de terre stabilisé.
En fonction de la composition de l’enduit (chaux/sable ou terre), les règles professionnelles précisent les compositions types de chacune des couches à mettre en œuvre ainsi que la manière de réaliser l’humidification du support.
INFOS PRATIQUES
Liens utiles
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Textes de référence
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Règles professionnelles pour la mise en œuvre des enduits sur supports composés de terre crue

