Les architectes exigent fréquemment des bétons bruts de décoffrage, peinturés ou lasurés. Par ailleurs, les clients, de plus en plus procéduriers, mettent fréquemment en cause l’entreprise dès qu’apparaît la moindre microfissure.
La garantie contractuelle de l’entrepreneur est alors visée, et par conséquent, à charge pour l’entreprise de trouver une solution qui va représenter un coût et, parfois même, occasionner une perte de crédibilité auprès des maîtres d’ouvrages.
Situation paradoxale, car les normes de produit ou d’exécution sont prétendument plus exigeantes que celles du passé. On devrait s’attendre à moins de problèmes, ce qui n’est pas le cas, alors comment expliquer cette situation ?
A-t-elle réellement empiré comme certains le prétendent ? Et, enfin, à qui la faute, s’il existe un fautif ?
La fissuration précoce du béton est un phénomène complexe et connu depuis longtemps. Le béton est un matériau qui fissure naturellement. Une évidence difficile à faire admettre à un maître d’ouvrage dont la salle de séjour est parcourue par une microfissure bien visible !
(1) Ce thème a été développé lors de la matinale du syndicat des entrepreneurs de construction du 5 avril 2012