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Maçonnerie

En finir avec la fissuration précoce des bétons (page 3)

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En finir avec la fissuration précoce des bétons (page 3)
En finir avec la fissuration précoce des bétons (page 3)

 

2 -  Qui est responsable ?



Alors qui est responsable, si responsable il y a ? En réalité, tout le monde a sa part de responsabilité, du maître d’ouvrage jusqu’à l’entrepreneur, en passant par le producteur de BPE. Prises individuellement toutes ces causes ne sont pas nécessairement pathogènes, mais leur cumul peut générer de la pathologie.

 

  • Le maître d’ouvrage, premier concerné, qui privilégie systématiquement le moins disant, en faisant fi de la technicité de l’Entreprise, choix aberrant, mais hélas trop fréquent. Les ouvrages en béton réalisés trop rapidement et à des prix anormalement bas ont peu de chance d’être esthétiquement parfaits.
  • Le maître d’œuvre a également sa part de responsabilité. En effet, vouloir tout incorporer dans les dalles est pathogène et contraire aux exigences du §?7.2.3 DTU 21 - Exécution des ouvrages en béton ; à ce paragraphe, il est précisé :

 

Les canalisations, gaines, fourreaux, etc., incorporés dans les ouvrages horizontaux ou verticaux en béton doivent satisfaire, tous corps d'état confondus, les quatre exigences suivantes : être situés entre les nappes d'armature, (lorsqu'elles existent), de chacune des deux faces ; permettre un enrobage par le béton au moins égal au diamètre de la plus grosse gaine, avec un minimum de 4 cm ; présenter, sauf localement, une distance horizontale entre elles, au moins égale à leur diamètre, avec un minimum de 4 cm ; ne pas occuper plus de la demi-épaisseur et permettre un bétonnage correct des zones de concentration ponctuelle de gaines au voisinage des raccordements dans les boîtiers au droit des croisements ou empilages localisés.

 

Le schéma ci-dessous résume les présentes exigences :

 

 

Toujours du point de vue de la conception, opter pour de la fissuration peu préjudiciable pour des voiles bruts de décoffrage est aléatoire ; certains entrepreneurs préfèrent passer directement en fissuration préjudiciable.

 

Concrètement cela conduit à passer du classique ST 10 à du ST 20… mais cela représente un coût prohibitif très difficile à justifier.

 

Concernant les voiles non armés, comportant des incorporations, la situation est délicate, car aucun texte n’exige un quelconque renforcement par TS ou fibres…

 

En béton banché, outre les panneaux de treillis soudés, certaines zones de voiles extérieurs ou intérieurs ont besoin d’être renforcées par des renforts horizontaux ou verticaux (RH ou RV) ou par des chaînages horizontaux ou verticaux (CH ou CV). 

 

Les valeurs sont exprimées en cm2 d’acier.

 

Source : L’essentiel technique – Maçonnerie Gros Œuvre – SEBTP 2011

 

 

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