Solution n° 1 : Prédalles “sur appuis”
Bien que facilitant considérablement certains aspects sur le terrain, le plancher à prédalles nécessite une conception et une mise en œuvre soignées pour la réussite d’un chantier, redéfinissant les méthodes de travail de certains...
De manière générale, l’exécution d’un chantier se fera dans les meilleures conditions possibles à condition d’avoir un réel savoir-faire au niveau de la mise en œuvre des planchers à prédalles.
C’est ainsi que, la conception du plancher à prédalles réalisée, et la validation de l’entreprise donnée pour la fabrication des divers éléments, il est conseillé de bien organiser les livraisons sur le chantier, afin d’éviter tout stockage délicat. Les différentes étapes se déroulent ensuite de la manière suivante :

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Préparation de l’étaiement :
Elément déterminant de la sécurité du chantier et de la qualité du futur plafond, la pose des éléments de prédalles nécessite la mise en place précise d’une, voire plusieurs, file(s) d’étaiements. Leurs dispositions doivent être conformes au plan de préconisation de pose fourni par le fabricant.
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Préparation des garde-corps provisoires :
comme pour tous chantiers, des garde-corps provisoires doivent être mis en œuvre. Cette préparation peut être facilitée grâce à l’incorporation de crochets de sécurité lors du coulage de la prédalle en usine. C’est très souvent sur ces crochets que sont fixés les tripodes supports de tubes des garde-corps (ou tout autre système équivalent). Cette étape s’effectue avant l’élingage des prédalles.

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Elingage et manutention :
les prédalles sont levées à l’aide d’élingues qui ne doivent pas former d’angle inférieur à 60° avec la prédalle. Le respect de cette disposition empêche le risque de “pliage” de la prédalle.

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Pose des prédalles :
les prédalles se posent sur tous types d’appuis (voiles en béton, murs maçonnés, poutres, etc.), côte à côte, avec un espacement, généralement, de 5 mm pour le jeu de pose. Préalablement, les appuis sont réglés de niveau. Aucun élément ne doit gêner la correcte mise en place des prédalles. En fonction de la nature des supports sur lesquels reposent les prédalles, des valeurs minimales d’appui seront à respecter (voir les préconisations du fabricant).
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Désélingage :
le désarrimage des prédalles n’est effectué qu’une fois la mise en place définitive de chaque élément.

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Mise en place des armatures :
les armatures complémentaires (renforts sur les joints de prédalles, chapeau pour assurer la continuité des prédalles, etc.) sont mises en œuvre selon le plan de préconisation fourni par le fabricant.
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Coulage de la dalle de compression :
une fois l’intégralité des armatures complémentaires placées, on peut procéder au coulage du béton soit à la pompe, soit à la benne aérienne. De résistance conforme aux indications du plan de préconisation fourni par le fabricant, avec un minimum de 25 MPa, le béton est déversé de façon continue puis réparti des appuis vers le milieu de la travée, sans surcharge.
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Désétaiement :
de la bonne exécution de cette étape dépendra la qualité finale du plancher mais également la sécurité du chantier. C’est ainsi que le phasage du désétaiement sera réalisé conformément au mode opératoire défini par l’entreprise et consigné dans le plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS). L’étaiement sera conservé dans les cas suivants :
- stockage de matériel sur le plancher ;
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étaiement des niveaux supérieurs sur le plancher.

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Finition des plafonds :
après le désétaiement du plancher, il est nécessaire d’analyser sa sous-face. C’est l’état de cette dernière qui conditionnera le traitement de joints à mettre en place, associé à d’éventuelles mesures correctives. Les actions de traitement, définies par l’entreprise de gros œuvre, seront annexées au dossier d’exécution des travaux.
Source : batirama.com / M.P.