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Maçonnerie

Les planchers à prédalles : bientôt un NF DTU (page 3)

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Les planchers à prédalles : bientôt un NF DTU (page 3)
Les planchers à prédalles : bientôt un NF DTU (page 3)

Solution n° 2 : Prédalles “suspendues”

 

Lorsque le niveau d’arrêt de coulage des voiles (ou poutres) se situe au-dessus de la sous-face du plancher, les prédalles ne peuvent prendre directement appui sur leur support. C’est alors que les appuis sont dits “suspendus”.

Ce type de condition d’appui nécessite la prise en compte de dispositions particulièrement rigoureuses pour assurer la pérennité de la liaison et celle des ouvrages. Les boîtes d’attentes doivent être positionnées avec précision et maintenues efficacement afin d’éviter tout déplacement lors du coulage du béton.

La solution adoptée doit permettre de garantir la tolérance de positionnement définie sur les plans d’exécution. Pour la bonne réalisation de cette technique, les différentes étapes à suivre sont les suivantes :
 

  1. Préparation et traçage au niveau de la banche métallique :

    à partir d’un niveau de référence pris, il est nécessaire de reporter sur la banche un repère de niveau. Après vérification de la conformité du modèle des boîtes d’attentes aux plans d’exécution, la position des armatures dans les boîtes d’attentes est mesurée afin de définir la cote de leur implantation au niveau de la banche. L’orientation des boîtes doit être repérée et les zones d’aimantation éliminées de toutes traces d’huile. Les niveaux inférieurs du plancher et de la boîte d’attentes sont ensuite tracés sur la banche avant que cette dernière soit huilée.
     


 

  1. Fixation des boîtes d’attentes :

    les boîtes d’attentes sont positionnées en vis-à-vis du repère de niveau puis fixées. La fixation peut se faire de 3 manières :
     
  • par taquets aimantés et entretoises, si nécessaires ;
  • par aimants d’extrémité et entretoises ;
  • par ligatures et entretoises.
     


 

  1. Mise en place des armatures :

    comme tout voile banché, au minimum une nappe d’armatures doit être mise en place avant coulage du béton. Elle constitue le ferraillage du voile lui-même mais également le chaînage horizontal par l’insertion d’armatures longitudinales au niveau des boîtes d’attentes.
     
  1. Fermeture de la banche et coulage du béton :

    avant de fermer la banche, il est indispensable de bien vérifier le bon positionnement et l’efficacité des modes d’attaches des boîtes d’attentes. Cette vérification effectuée, le béton peut être coulé. Sa plasticité requise sera fonction de la densité de ferraillage disposée.
     
  1. Etaiement :

    une fois le voile réalisé, le niveau de la sous-face et le niveau supérieur du plancher brut doivent être repérés à partir du niveau de référence. L’implantation de la boîte doit être vérifiée avant la mise en place des lisses d’appui dans l’alignement du tracé inférieur reporté sur le voile, le tracé supérieur ayant la fonction de guide pour le réglage de l’épaisseur du béton qui viendra en complément. Le dispositif d’étaiement sera mis en place selon le plan de préconisation de pose fourni par le fabricant.
     


 

  1. Mise en œuvre des prédalles suspendues :

    l’entreprise doit tout d’abord s’assurer de l’étanchéité du coffrage au contact de l’élément porteur. Cette vérification faite, les prédalles peuvent être disposées sur les étais, conformément au plan de préconisation de pose, suspentes non redressées et attentes non dépliées.

    C’est alors que le couvercle des boîtes d’attentes peut être retiré. A l’avancement, les brins verticaux des suspentes sont redressés et les armatures des boîtes d’attentes sont dépliées. Cette étape est facilitée par l’utilisation d’un outil spécifique tel le “redresseur pour prédalles” préconisé par la Fédération de l’industrie du béton.

    Des filants de renforts sont ensuite introduits en faisant attention :
  • de les ligaturer efficacement au plus haut à l’intérieur des cadres formés par les suspentes ;
  • d’assurer la continuité et le recouvrement des filants successifs.


Pour finir, la mise en œuvre des ferraillages est vérifiée et doit être conforme aux plans d’exécution avant coulage du béton complémentaire.

L’enlèvement des étais ne pourra se faire qu’une fois la résistance du béton suffisante.
 

 

Source : batirama.com/M.P.

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