Prédalles mises en œuvre “sur appuis”
Une des solutions de mise en œuvre des prédalles est la pose dite “sur appuis” dont les bonnes pratiques de mise en œuvre sont précisées dans le guide QUALIpreDAL. Déjà paru en 2009, ce guide a été mis à jour en 2012. Conformément aux principes du guide QUALIpreDAL, trois grandes étapes sont indispensables à la bonne mise en œuvre des prédalles : anticiper la préparation ; maîtriser la mise en œuvre ; assurer les finitions.
Anticiper la préparation
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Pour assurer la meilleure qualité possible, les options techniques doivent être préparées en commun entre les fabricants et les entreprises de gros œuvre. Il s’agit notamment de valider la conception et de s’assurer du bon accès au chantier, de choisir les bons moyens de levage (au moyen d’élingues qui ne doivent pas former d’angle inférieur à 60° avec la prédalle, de manière à empêcher le risque de “pliage” de la prédalle) ainsi que le bon étaiement.
En effet, la pose des éléments de prédalles nécessite la mise en place précise d’une, voire plusieurs, file(s) d’étaiements afin d’obtenir une bonne qualité du futur plafond. Leurs dispositions doivent être conformes au plan de préconisation de pose fourni par le fabricant. En complément de ces choix, des garde-corps provisoires sont mis en place pour garantir la sécurité des opérateurs sur chantier.
L’ensemble des éléments retenus est récapitulé dans divers documents proposés par le guide et un rétro planning doit être mis à jour tout au long du chantier.
Maîtriser la mise en œuvre
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Les prédalles sont posées côte à côte, avec un espacement généralement de 5 mm. Cette mise en œuvre peut se faire sur des appuis divers tels des voiles en béton, des murs maçonnés, des poutres, etc.
De ces supports dépendra la valeur minimale d’appui à respecter (voir les préconisations du fabricant). Aucun élément ne doit gêner la bonne mise en place des éléments de prédalles. Ce n’est qu’une fois la mise en place définitive de chaque élément de prédalle que le désarrimage peut avoir lieu.
S’en suivent la mise en place d’armatures complémentaires, conformément au plan de préconisation fourni par le fabricant, ainsi que le coulage de la dalle de compression, à la pompe ou à la benne aérienne.
Enfin, par sécurité du chantier, le désétaiement sera réalisé conformément au mode opératoire défini par l’entreprise et consigné dans le plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS).
Assurer les finitions
Après le désétaiement et avant le traitement des joints, il est nécessaire d’analyser la sous-face du plancher réalisé. L’état de cette dernière va conditionner le traitement de joints à mettre en place, associé à d’éventuelles mesures correctives (par exemple, mise en place d’une bande de pontage, rechargement d’une prédalle, etc.). Les actions de traitement sont définies par l’entreprise de gros œuvre et annexées au dossier d’exécution des travaux.

