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Maçonnerie

Prédalles : maîtrisez les bonnes pratiques !

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Prédalles : maîtrisez les bonnes pratiques !
Prédalles : maîtrisez les bonnes pratiques !

 

Avec près de dix millions de m2 utilisés aujourd’hui en France, le marché de la prédalle, qu’elles soient mises en œuvre sur appuis ou suspendues, ne cesse de croître. Une notoriété due au gain de productivité et à la garantie de qualité que présente cet élément de ­coffrage en béton armé, ou précontraint, normalisé.

 

Généralement de faible épaisseur (de l’or­dre de 5 à 12 cm), les prédalles sont associées à une dalle de compression coulée sur chantier. C’est cet ensemble qui constitue le plancher fini dont l’épaisseur dépendra de sa portée et des charges à reprendre.

 

Une vaste campagne de communication. Mais si cette technique devient de plus en plus courante, il n’en faut pas moins maîtriser ses règles de l’Art et avoir une parfaite coordination des différents intervenants, pour une réussite totale du chantier.

 

C’est notamment la raison pour laquelle, l’Union de la Maçonnerie et du Gros Œuvre (Umgo-FFB), en partenariat avec le syndicat national des entreprises générales françaises de bâtiment et de travaux publics (EGF.BTP), la fédération de l’industrie du béton (Fib) et le centre d’études et de recherches de l’industrie du béton (Cerib), a créée un ensemble de supports à destination des fabricants, des bureaux d’étude et des entreprises (voir encadré page 33).

 

Les prédalles bientôt “traditionnelles”…

 

Une manière de sensibiliser les entreprises de travaux sur cette technique, et particulièrement sur les prédalles suspendues - ces dernières ayant été mises à l’index par les bureaux d’étude selon Didier Brosse, dirigeant de Brosse SAS à Chazelles-sur-Lyon (voir encadré ci-dessous), suite au constat de nombreux défauts de mise en œuvre – en attendant l’arrivée prochaine d’un Document Technique Unifié, le NF DTU 23.4 qui, espérons-le, arrivera à mettre tous les acteurs d’accord.

 

En attendant, avant de réa­liser un plancher à prédalles, respectez scrupuleusement l’Avis technique ou le Document technique d’application (voir encadré page 35) qui s’y rapporte.

 

 

AVIS D’EXPERT

 

Didier Brosse,
Président de la commission technique de l’UMGO-FFB

 

« Nous devons convaincre les contrôleurs de la pertinence de la prédalle »

 

BTR : Pourquoi votre organisation a-t-elle lancé, en association avec la Fédération de l’industrie du béton (FIB), une vaste campagne d’information (voir encadré page 33) sur le sujet des Prédalles ?
Didier Brosse : Les prédalles suspendues ont été mises à l’index par les bureaux d’étude qui ont constaté des défauts sur le positionnement des boîtes d’attente, le dépliage des aciers ou la non-conformité des dimensionnements. Les bureaux d’étude ont donc émis un avis défavorable sur ces produits notamment en zone sismique. Il était donc important de se mobiliser pour sensibiliser les entreprises au niveau de l’encadrement et du personnel. Avec cette campagne, nous bénéficierons d’un retour d’expériences qui permettra de montrer aux contrôleurs techniques que les entreprises ont compris le bon positionnement des boîtes d’attente et la mise en œuvre globale des produits.

 

BTR : La prédalle est donc une bonne solution technique qui peut être utilisée sans risque ?
D.B : Tout à fait, il se pose 10 millions de m2 de prédalles par an et elles sont couramment utilisées, avec des disparités régionales sur le territoire. Nous souhaitons que les entreprises disposent d’un large éventail de solutions adaptées au savoir-faire de chacun. La prédalle n’est pas la seule technique, mais elle a fait ses preuves et est adaptée à la configuration de nombreux chantiers. En respectant la charte QualiPrédal, mise au point avec les industriels de la FIB, les entreprises assureront une mise en œuvre dans les règles de l’Art.

 

BTR : Un NF DTU sera-t-il bientôt rédigé concernant les prédalles ?
D.B : Aujourd’hui, il y a un NF DTU en cours de rédaction qui vise les prédalles, suspendues ou non suspendues, en zone sismique et non sismique également. Ce travail, mené en partenariat avec ­l’Umgo-FFB et la FIB, nous conduira à définir les bonnes pratiques constatées sur nos chantiers afin que l’on puisse les incorporer dans ce DTU. La date de publication de ce document n’est pas encore connue.

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