La réalisation du dallage : 20 cm par couche
Les matériaux constituant la forme ne doivent être, ni plastiques, ni sensibles à l’eau : cailloux, graviers, sables mélangés ou non conviennent. On peut également utiliser des matériaux « tout-venant » à condition que la répartition des composants soit régulière au plan de la granulométrie. Sous jacent de la forme et pour terrains compressibles, un feutre géotextile peut s’avérer nécessaire. La mise en œuvre de la forme doit s’opérer par épandage et compactage en couches régulières, dont l’épaisseur doit être adaptée au matériel utilisé, sans dépasser 20 cm par couche. Le compactage doit s’effectuer sur toute la surface de la
forme, y compris le long des murs et poteaux fondés et au droit des canalisations, avec des moyens adaptés. L’état de surface doit être aménagé pour préserver l’intégrité de la couche de glissement ou de l’isolant. Dans ce but, on doit répandre, soit un lit de sable de 5 cm environ d’épaisseur moyenne, soit un lit de mortier maigre de 3 cm. Le module de déformation du support (avec ou sans forme) déterminé en surface, par essai à la plaque est au moins égal à : Kw = 30 MPa/m pour une plaque de diamètre 75 cm.
La mise en oeuvre de la forme doit s'opérer par épandage et compactage en couches régulières, sans dépasser 20 cm par couche.
Du nouveau pour les armatures
• L’isolation thermique : la tradition impose de disposer d’un isolant en polystyrène expansé à hautes performances de type Unimat de 60 mm sur toute la surface de la couche de forme. L’isolant doit être incompressible, au moins I3 au sens du classement ACERMI.
• Le film de polyéthylène : sus-jacent de l’isolant, le film de polyéthylène a une épaisseur de 150 μm au minimum, il permet de limiter l’essorage du béton (s’il n’y a pas d’isolant) et les remontées capillaires.
• Les armatures : En partie courante, le dallage comporte une seule nappe de treillis soudé, posée sur cales afin d’assurer un enrobage conforme à la norme NF P 18-201 (référence DTU 21) et représentant 0,2 % de la section du dallage. Pour un dallage de 120 mm d’épaisseur, cela conduit à une section d’acier de 2.4 cm2/ml, soit un treillis soudé à maille carrée de 150 mm et de diamètre de fil de 7 mm, autrement dit un TS de type ST 25 C. Les rives des dallages solidaires devront comporter en plus, des « U » de fermeture en acier HA de Æ 8 mm tous les 150 mm et de longueur développée de 1,50 m. Enfin, rappelons que le chaînage minimal est de 2 Æ 10 ou 3 Æ 8 (DTU 20.1- Ouvrages en maçonnerie de petits éléments).
La mise en œuvre : attention aux tolérances
Le fractionnement du dallage a pour but de limiter les conséquences des variations dimensionnelles dues au retrait et à la dilatation. Précédemment, il était admis de ne pas dépasser des surfaces supérieures à 240 m2 entre joints. C’est beaucoup trop ! La diagonale de chaque panneau de dallage ne devrait pas dépasser les 8, 5 m. Ce qui est compatible en maison individuelle ! Le DTU 13.3 précise qu’en cas d’angle rentrant, on doit diviser la surface de dallage en panneaux carrés ou rectangulaires.
Les états de surfaces et tolérances d’exécution : On distingue trois états de surfaces : « brut de règle » réalisé par dressage à la règle, « surfacé » réalisé par talochage manuel ou mécanique et « lissé », le souvent mécaniquement
Tolérances d’exécution du dallage : Les tolérances (mm) sont définies dans le tableau ci-après en fonction de l’état de surface retenu :
Tolérances d’horizontalité ou de pente : Elle vaut en mm :
8(L) 1/3 L : longueur exprimée en mètre, sur laquelle, on effectue la mesure.
|
L |
mm |
|
2 |
10 |
|
3 |
11.5 |
|
4 |
12 |
|
6 |
14.5 |
|
10 |
17 |
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Etat de surface |
Brut de règle (revêtement scellé ou chape rapportée...) |
Surfacé |
Lissé (revêtement de sol collé ou scellé désolidarisée...) |
|
Planéité sous règle de 2 m |
15 |
10 |
7 |
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Planéité sous règle de 0.20 m |
sans objet |
3 |
2 |