1 - La protection contre les remontées d'humidité :
La coupure de capillarité peut être exécutée soit à l’aide d’une bande de feuille bitumineuse armée ou de feuille plastique ou élastomère posée à sec sur une couche de mortier de ciment ou soit à l’aide d’un mortier hydrofugé
♦ Afin d’éviter l’arrivée d’eau de pluie directement ou indirectement en sous face de la pièce d’appui de la porte ou de la porte fenêtre, une garde de 5 cm minimum doit être respectée entre le revêtement extérieur et le seuil, cette disposition étant déjà prise en compte par un certain nombre de DTU. ♦ Il est également précisé que l’enduit peut être descendu au niveau du sol fini, à condition d’être fortement dosé en liant(s) hydrauliques ou à faible capillarité (W2 au sens du DTU enduits). Par ailleurs, et toujours dans le DTU enduits, il est rappelé qu’après exécution de l’enduit, il faut prévoir en pied de mur un système afin d’éviter le rejaillissement des eaux de pluie : lit de gravillons…
2 - Le montage à joints minces :
Dans l’actuel DTU, le montage à joints minces de mortier colle est réservé aux maçonneries de blocs en béton cellulaire. Désormais, cette technique concernera des éléments de maçonnerie rectifiée en terre cuite, en béton de granulats et en pierre naturelle. Le rouleau cannelé ou la pelle crantée s’imposent sur de nombreux chantiers, au détriment de la truelle. Autrement dit, le montage à joints mince au mortier T (1 mm durci) se substitue progressivement au montage à joints épais traditionnels, dont l’épaisseur est comprise entre 1 et 2 cm. Les atouts de cette technique, dite à joints minces, sont reconnus : rapidité de montage, efficacité thermique, propreté du chantier…mais rigueur d’exécution obligatoire !
3 - Les chaînages inclinées :
Du fait de leur position en couronnement de mur, les pointes de pignon en maçonnerie devraient normalement comporter, sur leurs rives inclinées, un chaînage en continuité avec les chaînages verticaux et horizontaux du niveau sous-jacent…Cependant, en cas de construction en zone sismique, le chaînage est obligatoire et la section des aciers doit être égale à la moitié de celle prévue pour le chaînage horizontal dans les règles de construction parasismique. Désormais, les rives inclinées devront comporter un chainage dès que la hauteur sous pointe de pignon est supérieure à 1.5 mètre. L’armature minimale de ce chaînage sera la même que celle des chaînages verticaux ou horizontaux, soit 2Ø10.
4 - Les blocs à bancher :
Sous avis techniques, ces blocs sont très utilisés avec succès en France depuis plus de 30 ans pour la construction de murs, de soubassements, de piscines…La production annuelle est de l’ordre de 0,7 million de tonne partagé par une dizaine de fabricants. Il était donc légitime que cette technique rejoigne le DTU. Toutefois, ne seront visés par le DTU que les blocs à remplissage total et non les blocs à remplissage partiel, qui resteront sous avis technique ou DTA. Le domaine d’application des blocs à bancher exclura les murs porteurs en épaisseur de 15 cm et les murs de soutènement. Toutefois les blocs de coffrage seront admis dans le cas des descentes de garage et sous certaines conditions.
5 : L'abandon du calfeutrement humide au profit du calfeutrement sec :

Vis-à-vis des menuiseries, deux types de calfeutrement étaient autorisés : au mortier (dit calfeutrement humide) ou au moyen de mastic. Le calfeutrement humide ne sera plus autorisé dans le DTU pour des raisons de perméabilité à l’air. L’abandon du calfeutrement humide est important, car il impactera directement les tolérances du gros œuvre (largeur, aplomb, hauteur et niveau).
6 - Des exigences d'écarts admissibles :
Les tolérances vis-à-vis de la planéité et état de surface des parements de maçonnerie ne changent pas (Bâtirama n°394 de mai 2007). Toutefois, des tolérances de verticalité, de rectitude ou d’épaisseur seront désormais intégrées au DTU, mais certaines valeurs conformes aux pratiques locales et acceptées par le Maître d’ouvrage pourront être admises.Par ailleurs, sauf indication contraire, il sera recommandé que la première assise de la maçonnerie ne dépasse pas de plus de 15 mm le bord d’un plancher ou d’une fondation.

A propos des Eurocodes...20 ans d'élaboration, mais applicables en 2010 !
En 1990, le Comité européen de normalisation (CEN) a entrepris la rédaction des Eurocodes, normes européennes de conception, de dimensionnement et de justification des structures de bâtiment et de génie civil, établissant un ensemble de règles techniques, dans le but de leur donner par la suite un statut de normes européennes et pallier l'absence d'harmonisation entre ces règles à travers l'Europe. Ceci apparaissait en effet comme un obstacle au libre accès des entreprises de travaux ou des bureaux d'études techniques aux marchés des autres états membres. Les Eurocodes sont appelés à devenir le principal moyen de conception des structures de bâtiments et ouvrages de Génie Civil. Ils ont donc une importance essentielle à la fois pour le secteur de la conception des ouvrages et pour l'industrie du bâtiment et des Travaux Publics. Il est très important que les Etats Membres puissent adopter les Eurocodes et les utiliser dans leur réglementation. Ceci a conduit à introduire dans les Eurocodes certains éléments de souplesse, par le moyen des paramètres déterminés nationalement.Les Eurocodes sont au nombre de 10, chacun subdivisé en parties et sous-parties, constituant ainsi un ensemble de 59 normes, rédigées le plus souvent en termes de performances qu’en termes descriptifs. Les textes complets des Eurocodes et documents d'application nationale (DAN) sont disponibles auprès de l'AFNOR (www.afnor.fr).
