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Revêtements de sols

Un DTU pour le collage des revêtements durs: le DTU 52.2 (page 3)

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Un DTU pour le collage des revêtements durs: le DTU 52.2 (page 3)
Un DTU pour le collage des revêtements durs: le DTU 52.2 (page 3)

Point N°2 : Murs extérieurs

 

La mise en oeuvre de la pose collée des revêtements céramiques et assimilés - pierres naturelles sur murs extérieurs est traitée dans la partie 1-1-2 du DTU 52.2

 

Données à connaître avant l’exécution des travaux

 

Pour la bonne réalisation des travaux sur murs extérieurs, les éléments suivants doivent être connus de l’entreprise de travaux :

  • caractéristiques du support ;
  • position et nature des joints de dilatation/fractionnement ;
  • nécessité ou non d’une préparation du support ;
  • plan de calepinage.

 

Mise en œuvre

 

Seuls les supports ci-dessous sont admis pour la pose collée de revêtements céramiques et assimilés – pierres naturelles en murs extérieurs :

  • béton banché en granulats courants (conformes au NF DTU 23.1), sans présence de glaçage ;
  • parois en maçonnerie enduites depuis au moins 3 semaines (enduit conforme au NF DTU 26.1) ;
  • protections verticales d’étanchéité en mortier de ciment (conformes au NF DTU 43.1).

 

 

  • Le collage est réalisé à l’aide d’un mortier-colle, appliqué sur le support à l’aide d’une taloche métallique, puis réparti à l’aide d’une spatule dentelée adaptée, dans des conditions de températures du support comprises entre 5°C et 30°C. La pose se fait par simple encollage pour les éléments de revêtement de petits formats (surface au plus de 50 cm²) et les plaquettes de terre cuite. Dans le cas d’éléments sur poteaux ou surfaces courbes, ou pour des éléments de surface supérieure à 50 cm², le collage se fait systématiquement par double encollage.
     
  • Les largeurs de joints minimales à respecter pour la pose collée des revêtements céramiques, ou assimilés, et pierres naturelles, en murs extérieurs, sont spécifiées dans le tableau ci-dessous. Elles doivent être augmentées de la tolérance du carreau. Le jointoiement s’effectue, en général, le lendemain du collage des éléments de revêtement, selon le type de mortier-colle utilisé. La pose à joint nul n’est pas autorisée.

 

dtu-52.2-tableau-4.jpg

 

Attentions particulières

 

  • L’écrasement correct des sillons de colle doit être vérifié : après décollement de l’élément de revêtement, l’écrasement des sillons de colle doit former une répartition homogène de la pâte sur au moins 70?% de la surface considérée. Un rapport d’autocontrôle, avec photos à l’appui, doit être réalisé par tranche de 100 m², avec un minimum de 5 essais par chantier.
     
  • Les éléments de revêtement de coloris foncé (coefficient d’absorption du rayonnement solaire > à 0,7 – sauf pour les plaquettes de terre cuite?: > à 0,9) ne peuvent être mis en œuvre que dans certains cas précis comme l’encadrement de baies ou la réalisation de bandes décoratives, pour des façades exposées au soleil de sud-est à ouest.
     
  • Un matériel d’échafaudage adapté doit être utilisé pour la mise en œuvre d’éléments collés sur des façades de hauteur supérieure à 3 m ou pour la pose d’éléments de revêtement de grands formats (entre 2 000 et 3?600?cm²).
     
  • Les joints de dilatation du gros œuvre, et ceux entre gros œuvre de structure et maçonnerie de remplissage, doivent être respectés dans le mortier-colle et les éléments de revêtement, ceux de fractionnement doivent être ménagés tous les 60 m² environ (réalisation de joints horizontaux tous les 6 m maximum et tous les 10 m maximum pour les joints verticaux). Dans le cas d’utilisation d’un mortier de jointoiement de module d’élasticité inférieur ou égal à 8?000 MPa, les joints de fractionnement ne sont pas nécessaires.
     
  • À chaque zone de butée et à la jonction des éléments de revêtement et des dormants de la menuiserie, un joint doit être réalisé en mastic.
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