Quelles recommandations donner aux artisans lors de fixation de menuiseries dans le gros-œuvre ?
D'abord, pour éviter de fixer une cheville inadaptée, il faut la choisir en fonction de la nature du support. Ce dernier pouvant être en béton, en blocs de béton (pleins ou creux), en blocs de terre cuite, etc. Ensuite, il faut s'assurer de la qualité de ce support qui doit être sain et non abîmé, ne pas avoir subi par exemple de chocs créant des épaufrures et le rendant impropre à recevoir une fixation. Une distance minimale au bord doit en outre être respectée. En cas de support non identifié et de doutes sur ses capacités pour l'ancrage à réaliser, des essais in situ de la cheville à fixer peuvent être effectués par le fabricant. Notamment en rénovation. Mais de manière générale, il convient de vérifier le domaine d'emploi de la cheville et sa compatibilité avec le support.
Comment s'assurer de cette adéquation ?
En vérifiant sur la documentation technique du fabricant, qui précise d'ailleurs également la distance minimale aux bords. Cela est vrai pour toutes les chevilles. D'une manière générale, la distance minimale au bord augmente avec le diamètre. Le non respect de cette distance génère souvent des pathologies, car au moment du serrage, le matériau n'est pas capable de supporter les sollicitations, et le support éclate. On trouve cette information dans l'ATE (Agrément Technique Européen) de la cheville, ainsi que toutes les autres informations relatives au dimensionnement.
Doit-on se procurer cet ATE ?
Bien sûr. Cet Agrément, accompagné du marquage CE, est une évaluation des performances selon une méthode Européenne. Attribuée au produit et à son fabricant, elle apporte à l'artisan une garantie de performance et de fiabilité de la cheville utilisée. De plus, cet ATE réunit l'ensemble des informations essentielles pour une bonne mise en œuvre.
* Responsable du secteur fixations (Valorisation des technologies innovantes dans le domaine des structures) au CSTB