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Rénovation des fenêtres : choisir le bon produit et sa mise en œuvre (suite 3)

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Rénovation des fenêtres : choisir le bon produit et sa mise en œuvre (suite 3)
Rénovation des fenêtres : choisir le bon produit et sa mise en œuvre (suite 3)

 

 

Ces deux méthodes, envisageables sur des menuiseries en bon état encore équipées de simple vitrage, permettent à moindre frais d’améliorer l’isolation thermique ou phonique d’une fenêtre. 

 

Le principe du survitrage est simple et permet de conserver le simple vitrage existant : un cadre constitué de profilés spécifiques PVC ou aluminium intégrant une vitre de 4, 6 ou 8 mm d’épaisseur est fixé sur la menuiserie existante. Ce survitrage peut être démontable (encadrements en joints souples ou rigides), ouvrant (profilés rigides et articulés) ou, et c’est la solution la plus performante, fixe, ménageant un vide d’air de 6?mm grâce à un profilé en aluminium rempli de déshydratant. La seconde vitre est taillée aux dimensions exactes du vantail à rénover.


Ne pas oublier de renforcer l’étanchéité de la fenêtre avec les joints appropriés sous peine que le système ne perde considérablement de son efficacité : côté extérieur, prévoir une pareclose et/ou un joint silicone tandis que côté intérieur un joint silicone suffit. Si le survitrage constitue une alternative au double vitrage, il ne présente néanmoins pas les mêmes qualités isolantes.


Une autre solution consiste donc à remplacer le simple vitrage existant par un double vitrage dit de rénovation équipé d’un profil mince spécial en PVC ou aluminium permettant de le placer dans la feuillure d’un simple vitrage. Plusieurs mises en œuvre sont possibles : en se fixant sur la menuiserie en sommet de feuillure sur un nouveau mastic, en fond de feuillure avec démastiquage et élargissement de la battée. À noter que certains produits ne nécessitent pas d’enlever l’ancien mastic et le verre résiduel de la feuillure…  Avant de choisir cette technique, il est impératif de vérifier que la structure et la quincaillerie de la menuiserie puissent supporter la surcharge du survitrage ou du double vitrage sinon le vitrage rapporté, en alourdissant l’ouvrant, peut provoquer son affaissement.

 

 

À gauche : survitrage
Ci-dessous : double-vitrage
en rénovation

renofenetredouble-vitrage.jpg

 

 

À retenir

 

 
Intérêts : peu onéreux et permet de conserver l’esthétique de l’ancienne menuiserie.
Limites : risque de provoquer l’affaissement de l’ouvrant.

 

 INFOS PRATIQUES

 

Le point sur la réglementation


Le DTU 36.5 de juin 2008, “Travaux de bâtiment – Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures”, englobant tous les matériaux, est en cours de réactualisation. Il est attendu pour la fin de l’année 2009. En attendant, il faut se référer aux quatre référentiels existants à l’heure actuelle pour choisir et mettre en œuvre une menuiserie : la norme FD P 20-201 de Décembre 2001, “Choix des fenêtres et des portes extérieures en fonction de leur exposition”?;  le DTU 36.1 (NF P 23-201 d’Août 2002), “Travaux de bâtiment – Menuiserie en bois” ; le DTU 37.1 (NF P 24-203 de Mai 2001), “Travaux de bâtiment – Menuiseries métalliques” ; le DTU 37.2 (NF P 24-204 de décembre 2003), “Travaux de bâtiment – Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant” ; le cahier 3521 de juillet 2005 du Centre scientifique et technique du Bâtiment, “Menuiseries en PVC faisant l’objet d’un Avis technique – Conditions générales de mise en œuvre en travaux neufs et sur dormants existants”.

 

Quid des protections solaires ?


Volets roulants, stores extérieurs ou intérieurs, brise-soleil orientables… quel que soit le type de menuiserie et de vitrage choisis, un système de protection solaire est indispensable en particulier sur les fenêtres situées au sud ou à l’ouest pour assurer le confort d’été et réduire le recours à la climatisation, continuer à profiter la nuit de la chaleur accumulée dans la journée ou encore limiter les pertes de chaleur en hiver. Pour rappel, la réglementation thermique dans l’existant oblige à équiper toutes les baies, exceptées celles situées au nord, de protections solaires mobiles s’il n’en existait pas. Dans les locaux ­d’habitation, ces protections doivent être de classe 3 ou 4 (NF?EN 14501 de décembre 2005, “Fermetures et stores – Confort thermique et lumineux – Caractérisation des performances et classification”) ou conduire à un facteur solaire de la baie ≤ 0,15. Les protections solaires mobiles extérieures satisfont à ces ­exigences.

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