Si le bois de l’ancien dormant est sain, sec et solide, il est possible de le conserver, à condition d’établir une ventilation entre ce dormant existant et l’habillage.

Celui-ci sera disposé de façon à assurer une lame d’air d’une épaisseur d’au moins 5 mm par rapport au support existant. Les extrémités de pièces horizontales seront grugées suivant des trous d’au moins 50 mm² afin de maintenir la libre circulation de l’air le long des habillages verticaux. Le dormant de la nouvelle fenêtre est alors fixé sur le cadre en bois existant.Le nouvel encadrement et les pièces d’appui recouvrent l’ancien bâti et le protègent des intempéries en le laissant ainsi respirer. Pour limiter les interstices entre le gros œuvre et le dormant existant, il faut procéder au calfeutrement des assemblages d’angles inférieurs du dormant existant avec un solin de mastic.
A RETENIR :
Intérêts : la pose est exécutée en quelques heures sans dégradation des peintures et tapisseries.
Limites : une réduction de la surface vitrée, d’où une perte de luminosité.
Solution n° 2 : Rénover à neuf
La rénovation complète comprend la dépose des vantaux et du dormant. Il est indispensable de contrôler l’état des supports en gros œuvre, en particulier les feuillures et les rejingots.
On peut prévoir un grésage de 12 cm de large sur la face intérieure du mur ou de la feuillure. En cas de maçonnerie en briques ou parpaings, une reprise sera obligatoire sur 3?cm environ dans les joints creux en face des étanchéités. Ce type de pose s’apparente donc à la pose en neuf?: après avoir réalisé l’étanchéité périphérique entre le gros œuvre et la menuiserie, le nouveau dormant est fixé dans la maçonnerie. Les couvre-joints intégrés assurent une finition soignée.
A RETENIR :
Intérêts : excellente étanchéité à l’air, à l’eau et au bruit et aucune perte de lumière. On limite les ponts acoustiques et thermiques. La pose est rapide et l’intégration est parfaite.
Limites : on traite le gros œuvre, ce qui peut dégrader l’environnement de la fenêtre.